ReFrACT Café : « Défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : une approche systémique ? »

ReFrACT Café : « Défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest : une approche systémique ? »

Présentation du Café: 

Due aux évolutions récentes des dynamiques conflictuelles en Afrique de l’Ouest, et en particulier à leur extension progressive vers les pays côtiers, la crise sahélienne ne se limite plus à son espace d’origine, mais s’inscrit dans un ensemble de dynamiques sécuritaires en recomposition à l’échelle régionale.

La discussion interroge les modalités d’analyse de cette extension : s’agit-il d’une simple expansion géographique du conflit sahélien ou de l’imbrication progressive de conflits distincts, porteurs de logiques propres mais désormais connectés ? Cette interrogation invite à un retour critique sur les cadres analytiques et sur la manière dont on conceptualise les enjeux sécuritaires en Afrique de l’Ouest.

L’approche dépasse la lecture strictement sahélienne de la crise et développe une analyse élargie des recompositions régionales de la violence, des rapports de pouvoir et des dispositifs de sécurité.

 

Intervenants : 
Tanguy Quidelleur, Chercheur postdoc, Centre européen de sociologie et de science politique
Yvan Guichaoua, Chercheur senior, Centre international de Bonn pour les études sur les conflits
Date : 12 fevrier 2026
Heure : 14h00 – 16h00
Lieu : SPF Affaires étrangères, Commerce extérieur et Coopération au Développement,
15 rue des Petits Carmes, 1000 Bruxelles

PS. La présentation se fera en français, mais les participants peuvent poser des questions en anglais si nécessaire.


Brief ReFrACT n02 : "ReFrACT Café : La police et sa réforme en RD Congo"

Brief ReFrACT n 02: "ReFrACT Café: La police et sa réforme en RD Congo"

Ce brief de deux pages propose un aperçu de l’histoire de la réforme de la police en République démocratique du Congo. Il met en lumière le quotidien des policiers réformés et leurs interactions avec la population, en tirant des enseignements clés pour les acteurs de la réforme et en esquissant des pistes de réflexion sur l’avenir de la réforme dans un contexte marqué par la guerre et l’occupation militaire.


Avis du Conseil consultatif Genre et Développement relatif à la gestion stratégique de l’égalité des genres au sein des négociations internationales dans le contexte anti-genre actuel

Avis du Conseil consultatif Genre et Développement relatif à la gestion
stratégique de l’égalité des genres au sein des négociations internationales dans
le contexte anti-genre actuel

Avis du Conseil Consultatif Genre et Développement, avec l’appui du groupe de travail sur la gestion stratégique de l’égalité des genres au sein des négociations internationales dans le contexte anti-genre actuel dont la présidence est assurée par le Monde selon les femmes(représentant le CNCD-11.11.11) et dont les membres représentent le Vrouwenraad, l’UMons, Oxfam Belgique, le CETRI, l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, le CNCD-11.11.11, Prisme, Plan International Belgique, Soroptimist International, Nancy Suarez (Master Genre ULB) et Maria Martin de Almagro Iniesta du Programme Policy-Support Fragilité et Résilience de la DGD.

« Mur d’images au café le Piano Vache, dans le Quartier latin à Paris © Pierrick Bourgault »
Prise du site UNESCO

« Le contexte international actuel se caractérise par la montée du nationalisme et de l’autoritarisme, qui
affaiblit les démocraties et restreint les libertés. Les mouvements anti-genre constituent une réaction conservatrice organisée face aux avancées réalisées ces dernières années en matière d’égalité des genres, de féminisme, d’inclusion, de reconnaissance des diversités, cherchant à inverser ou à neutraliser ces progrès. Souvent bien financés et particulièrement influents, ils cherchent à saper les droits des femmes et des filles, des personnes LGBTQIA+ ainsi que les droits sexuels et reproductifs. »


LA SÉRIE BUKAVU 2.0

LA SÉRIE BUKAVU 2.0

Aymar N. Bisoka, An Ansoms, Emery Mushagalusa Mudinga, Koen Vlassenroot, Godefroid Muzalia

Prise de la Bukavu Series n02, site GIC

Cette nouvelle Série Bukavu 2.0 prolonge et approfondit le chantier ouvert par la première Série Bukavu. L’initiative précédente avait incité des réflexions ‘Vers une décolonisation de la recherche’ (le sous-titre), mais celle-ci déplace cette ambition vers un contexte plus radical : celui de la guerre. Au sein de la guerre et la violence, la production des connaissances se heurte à la précarité du monde social et à la vulnérabilité des chercheuses et chercheurs. Là où le premier volume mettait au jour l’invisibilité des partenaires du Sud global et la persistance des hiérarchies Nord–Sud dans l’industrie du savoir, ce second volume interroge ce que signifie « faire de la recherche » lorsque la vie, la sécurité et la continuité du travail deviennent elles-mêmes des sujets d’interrogation et de choixroduire du savoir n’y apparaît plus comme un simple exercice intellectuel, mais comme un acte vital, un geste éthique et, parfois, une forme de résistance malgré les vulnérabilités qu’il implique. Cette réflexion n’est menée ni dans l’abstrait, ni sous la forme d’une demande de la part des chercheurs de pouvoir ou exposer leurs points de vue. Après l’offensive à grande échelle du M23 et l’occupation des villes de Goma et Bukavu, début 2025, nous avons été confrontés à une nouvelle réalité : celle de la guerre directe et de l’occupation militaire. Celle-ci a littéralement affecté les chercheurs comme acteurs pluriels ainsi que les conditions de production et de partage du savoir scientifique.

 

Produire du savoir n’y apparaît plus comme un simple exercice intellectuel, mais comme un acte vital, un geste éthique et, parfois, une forme de résistance malgré les vulnérabilités qu’il implique. Cette réflexion n’est menée ni dans l’abstrait, ni sous la forme d’une demande de la part des chercheurs de pouvoir ou exposer leurs points de vue. Après l’offensive à grande échelle du M23 et l’occupation des villes de Goma et Bukavu, début 2025, nous avons été confrontés à une nouvelle réalité : celle de la guerre directe et de l’occupation militaire. Celle-ci a littéralement affecté les chercheurs comme acteurs pluriels ainsi que les conditions de production et de partage du savoir scientifique.

Née dans un espace où l’instabilité, la peur et la perte font partie du quotidien, la Série Bukavu s’inscrit, depuis 2018, dans une tradition de réflexivité collective réunissant des chercheurs congolais, africains et européens. Ce volume s’appuie sur des expériences vécues en République démocratique du Congo (RDC) depuis le début de l’année 2025 pour interroger les conditions de possibilité du travail scientifique dans des environnements traversés par des conflits armés et l’occupation militaire. Une quarantaine de chercheuses et chercheurs montrent comment ils réinventent leurs pratiques, recomposent leurs alliances et ajustent leurs écritures au cœur de la violence, en assumant la part située, relationnelle et exposée de l’enquête.


Le Brief ReFrACT n01 : "Café ReFrACT: Gender backlash and rising authoritarianism in fragile contexts"

Le Brief ReFrACT n01 : "Café ReFrACT: Gender backlash and rising authoritarianism in fragile contexts"

[Brief in English] Ce brief de deux pages résume les points clés abordés lors du ReFrACT Café, « Gender Backlash and Rising Authoritarianism in Fragile Contexts », ainsi que les principales recommandations partagées au cours de la session. Il rassemble les idées collectives et constitue une référence pratique pour toute personne intéressée par ces sujets.


Événement REFRACT- "Regards sur le Sahel: état des lieux et perspectives d'action pour la communauté internationale"

Événement REFRACT- "Regards sur le Sahel: état des lieux et perspectives d'action pour la communauté internationale" -16 Decembre 2025

Cette rencontre a réuni avec succès des actrices et acteurs académiques, de l’administration publique, du monde politique et de la société civile engagés dans le Sahel. Elle a constitué un espace de dialogue riche et constructif entre les différents acteurs impliqués, permettant de mieux appréhender les dynamiques actuelles de paix et de sécurité dans la région et d’identifier des leviers d’action concrets pour la communauté internationale.

L’événement s’est articulé autour de deux temps forts :

Le premier panel, intitulé « Bilan de la situation actuelle au Sahel », a permis de dresser un état des lieux approfondi du contexte politique, sécuritaire et socio-économique de la région, à partir des analyses croisées de chercheurs et d’experts de terrain.
Le second panel, « Quelles sont les options d’engagement ? », a offert un cadre d’échange stimulant autour des différentes possibilités d’action, tout en mettant en lumière les principaux défis et obstacles rencontrés par les acteurs internationaux dans la mise en œuvre de leurs initiatives au Sahel.

Cet échange a renforcé la compréhension collective des enjeux et a contribué à encourager une coopération accrue ainsi qu’une action plus cohérente entre les acteurs sahéliens et internationaux engagés en faveur de la paix, de la stabilité et du développement durable dans la région.


REFRACT Cafe- « La police et sa réforme en RD Congo »- 22 Octobre.

REFRACT Cafe-  « La police et sa réforme en RD Congo »

La session a d’abord proposé, à travers l’intervention de Michel Thill, un aperçu de l’histoire de la réforme de la police en RDC. Elle a mis en lumière le quotidien des policiers réformés et leurs interactions avec la population, permettant ainsi de dégager des enseignements utiles aux réformateurs et d’esquisser des pistes de réflexion sur l’avenir de la réforme dans un contexte marqué par la guerre et l’occupation militaire.

En complément, Césaire Rasamoelina a abordé l’aspect pratique de la mise en œuvre d’un programme d’appui à la gouvernance et à la réforme de la police en RDC. Son intervention a porté sur les défis rencontrés, les approches développées et les leçons tirées depuis 2022, avec un focus particulier sur la mise en œuvre dans le contexte spécifique de l’État de siège en Ituri.

Intervenants : 
Michel Thill
Senior Program Officer, swisspeace
Michel Thill est Senior Program Officer chez swisspeace, institut de recherche et de pratique dédié à la consolidation de la paix. Ses travaux portent sur la sécurité au quotidien, les processus de construction de l’ordre et la traduction locale des politiques mondiales, avec un accent particulier sur la RDC. Il est titulaire d’un doctorat en science politique de l’Université de Gand.
Césaire Rasamoelina
Chef d’équipe, Programme d’Appui à la Réforme de la Police – Phase III (PARP III), Enabel
Ancien Commissaire de Police malgache et ancien Chief of Staff de la Police des Nations Unies en RDC (2008–2010), Césaire Rasamoelina possède plus de vingt ans d’expérience internationale dans la gouvernance sécuritaire et la réforme du secteur de la sécurité. Il a notamment dirigé des projets pour le SSAPR (2010–2014) et l’OIM (2015–2021). Depuis 2022, il dirige la Phase III du PARP, financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Enabel, en partenariat avec COGINTA et DCAF.


REFRACT Cafe- "Gender Backlash and Rising Authoritarianism in Fragile Contexts"- 08 Octobre.

REFRACT Cafe-   "Gender Backlash and Rising Authoritarianism in Fragile Contexts"

Speaker:
Maria Martin de Almagro

Description of the event : 
The session explored the question: How do rising authoritarianism and gender backlash intersect in fragile contexts?

At a time when 71% of the world’s population lives under autocracy, this ReFrACT Café examined how this global trend, combined with systemic inequalities, further restricted civic space and created profound risks for women and LGBTQIA+ communities.

Drawing on extensive literature and policy analysis, the session analysed the interplay between authoritarian politics, fragility, and gender backlash — showing how gender rights were not only undermined but often strategically instrumentalised by regimes to reinforce power and legitimacy.

The presentation unpacked three interrelated trends:

  • Discursive opposition to gender equality and the rise of so-called “anti-gender ideology.”

  • Genderwashing and co-optation of women’s movements and civil society organisations.

  • Targeting of women leaders and activists, including repression, harassment, and symbolic inclusion.

Insights were shared on how these dynamics complicate women’s meaningful political participation, and how international actors can avoid inadvertently reinforcing authoritarian strategies.

The session concluded with practical recommendations for donors and policymakers on supporting independent women’s and LGBTQIA+ movements, countering disinformation, and adopting intersectional approaches to advance equality in politically constrained environments.


La Revue Nouvelle : Polycrise au Sud-Kivu

Polycrise au Sud-Kivu

Sylvie Imata Bulaya & Melissa Lakrib

Taken from LinkedIn publication of La Revue Nouvelle.

Polycrise au Sud-Kivu

La Revue Nouvelle
2025/4 N° 254

 

« Ces réalités, bien que distinctes et souvent tragiques, sont profondément interconnectées, tant dans leur déroulement que dans les solutions à envisager.
Située dans la partie orientale de la RDC et voisine du Rwanda, la province du Sud-Kivu compte huit territoires, dont six sont actuellement sous occupation des rebelles du M23. Les catastrophes naturelles y sont fréquentes, notamment dans les territoires de Kalehe et d’Uvira-Fizi. En réalité, le Sud-Kivu,et plus généralement l’est de la RDC, est confronté à une multiplicité de crises depuis plusieurs décennies. »


La Revue Nouvelle : Hériter de l’inclusion, produire de l’inclusivité.

Hériter de l’inclusion, produire de l’inclusivité.

Alice Gregoire & Koen Vlassenroot

Taken from LinkedIn publication of La Revue Nouvelle.

Hériter de l’inclusion, produire de l’inclusivité.

La Revue Nouvelle
2025/4 N° 254

 

« À la suite de l’échec de l’accord de cessez-le-feu de Lusaka (1999) dans sa tentative de mettre fin aux combats et aux violences de la deuxième guerre du Congo (1998-2002), un dialogue baptisé « Dialogue Inter-Congolais » (DiC) a été initié. Il visait à élargir les discussions de paix en y intégrant des représentants de l’opposition politique non armée ainsi que la société civile congolaise. Le DiC a abouti à la signature d’un accord formel de paix, appelé « Accord Global et Inclusif » (AGI), à Pretoria (Afrique du Sud) le 17 décembre 2002. Contrairement à l’accord de Lusaka, qui n’avait été conclu qu’entre les belligérants et se concentrait sur la dimension militaire du conflit, l’AGI a favorisé une stratégie plus globale de négociation de la paix, articulée autour d’une restructuration des institutions politiques congolaises et fondée sur le principe de l’inclusion. »


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