« L’espace civique et le principe de ne laisser personne de côté » 23 Septembre

Comment les acteurs de la société civile ont-ils poursuivi leur travail auprès des communautés marginalisées dans des environnements fragiles et de plus en plus répressifs ?

L’espace civique, défini de manière large comme l’espace de manœuvre des acteurs de la société civile (Buyse, 2018), a été remis en question à l’échelle mondiale. La situation a été particulièrement difficile dans les contextes fragiles, marqués par la montée de l’autoritarisme, la réduction des libertés et l’accroissement des vulnérabilités.

S’appuyant sur une combinaison de revue de littérature et d’analyse des politiques publiques, l’étude présentée lors de ce Refract Café a proposé de nouvelles perspectives sur l’interaction entre espace civique et fragilité, et sur la manière dont le principe de « ne laisser personne de côté » (LNOB) a pu servir de prisme complémentaire pour comprendre la capacité d’adaptation des acteurs de la société civile.

La présentation a abordé cinq stratégies innovantes mises en œuvre par des acteurs de la société civile pour préserver leur pouvoir d’action face aux évolutions de l’espace civique. Les auteurs ont également partagé des enseignements tirés d’études de cas et de témoignages, illustrant comment ces acteurs se sont efforcés d’intégrer et de promouvoir le principe LNOB dans leurs agendas en période de crise.

La session a mis en lumière des recommandations pratiques pour les bailleurs et les organisations de la société civile désireux de maintenir un engagement significatif avec les acteurs locaux dans des contextes fragiles.

Intervenants :

  • Jan Van Ongevalle, responsable de recherche à HIVA/KU Leuven

  • Alejandra Villanueva Ubillús, chercheuse senior à HIVA/KU Leuven